La poésie de Sîn

La poésie de Sîn est un affrontement perpétuel entre le Verbe créateur et le Verbe destructeur. Il vous revient de choisir vos rimes. Mais avant, soyez averti !

 

Il sortit des profondeurs de la terre
Langage maudit, serment de misère
Le Poème de Ramak, la lune noire
Quand il fut prononcé, il faut savoir

Au premier vers, il y eut le Grand Cri
Puis au second, le ciel pur s’obscurcit
Au troisième, tous les cœurs se glacèrent
Et au quatrième, ô ils déferlèrent

Le Ningizida mourut au cinquième


Il traversa la voûte céleste
Langage-pensée, langage de geste
Le Poème de Sîn, douce fragrance
Quand il fut prononcé, la délivrance

Au premier vers, retentit le Grand Cor
Puis au second, jaillit la lumière d’or
Au troisième, l’Arbre montra sa colère
Et au quatrième, ils se révoltèrent

Le Ningizida naquit au cinquième


Ainsi s’écoule la vie en Darna
Un jour avec et un jour sans et va
Poésie de mort, poésie de vie
Toute rime est un chemin choisi